Dialogues avec l’Ange lunaire et Omraam Mikhaël Aïvanhov Le culte du feu

Zoroastre : Prêtre

Voici un dialogue d’Olivier Manitara avec son Ange lunaire, daté du 17 septembre 2008, dans lequel celui-ci explique comment Zoroastre a rencontré le feu et a été amené à établir un culte pour Dieu à travers la flamme sacrée.

Alors que Zoroastre voyageait à travers les montagnes en compagnie d’un groupe, il a été pris par un éboulement de grosses pierres. Le chemin a été détruit et la plupart de ses compagnons de route sont morts, écrasés par les pierres. Zoroastre était toujours vivant, mais il gisait là, enseveli sous les gravats.
Pendant des heures, il s’évertua en vain pour s’échapper. Il n’y avait pas que des pierres, mais aussi de la terre et c’est pourquoi il essaya de creuser, mais aucun de ses efforts n’aboutissait. Alors il crut et accepta que c’était la fin, qu’il allait finir sa vie là.

Il resta des jours dans le noir, sans manger, sans boire et vécut l’enfer tellement il était pris par l’angoisse, la peur. Il se réfugia dans la prière. Il demandait à être libéré et aussi, il voulait comprendre la raison d’une telle épreuve et d’une telle mort.

Au bout de plusieurs jours, il était au bord de l’épuisement et alors que ses dernières forces vacillaient, un groupe d’hommes vinrent à son secours. Ces hommes voulaient déblayer le chemin et aussi récupérer les corps, par respect. Ils découvrirent Zoroastre et le libérèrent. Il était un miraculé et tous les yeux se posaient sur lui avec étonnement.

Quand tu es enfermé | Archange Michaël

Un homme s’approcha de lui et lui dit : « Tu sais maintenant ce que c’est d’être enfermé dans un monde. Quand tu es enfermé, tu ne peux plus rien faire, et surtout, tu ne peux plus rien créer. La puissance de Dieu ne passe pas les pierres, mais elle peut passer à travers l’homme, surtout lorsqu’il est éveillé, conscient, bien instruit et qu’il est actif, agissant. Alors, il devient la puissance même de Dieu sur la terre. Si l’homme vit dans l’inertie, la passivité, l’inconscience, il est enfermé dans les pierres comme toi tu viens de l’être. Ce monde des pierres l’emprisonne dans le monde dans lequel il vit. Il y a plusieurs façons d’être emprisonné dans un monde. »
Zoroastre fut étonné de cette sagesse évidente qui donnait un sens profond à ce qu’il venait de vivre. Il comprit qu’un monde supérieur était à l’œuvre et qu’il venait de passer une initiation à travers cette terrible épreuve.
L’homme lui dit : « Tu viens d’être sauvé, c’est un miracle, c’est la main de Dieu, c’est une chance qui t’est offerte. Alors maintenant que tu peux de nouveau bouger, bouge vers Dieu, va vers le service de sa puissance et montre au monde la grandeur de l’intelligence divine, la beauté de la bonté et la force de la fidélité de l’homme envers le Dieu de la vie. Lorsque l’homme renoue avec Dieu, il n’est plus enfermé par des pierres, mais il reçoit le pouvoir de faire apparaître un monde. »
Zoroastre était extrêmement fatigué et sur le moment, il ne comprit pas réellement ce que les paroles de cet homme voulaient dire, mais cela se grava en lui et ne le quitta plus. C’était comme une base qu’il reçut, une nouvelle terre en lui sur laquelle il allait s’appuyer pour faire apparaître une nouvelle vie.

Rapidement, il comprit que d’être enfermé, cloisonné par des pierres, par un monde, rend l’homme inactif. L’homme peut chercher à s’évader par l’imagination, par le rêve, mais en fait, il est prisonnier d’un trou, il est dedans et tout finit par l’y ramener.

Le fondement des lois de la Magie par Zoroaste, Prêtre de l’Archange Michaël

Il comprit l’importance de la passivité et de l’activité et il fonda les lois de la magie et de la religion de la Lumière sur cette compréhension.
À peine rétabli, il assembla des gens pour leur parler de la puissance du soleil qui éclaire les hommes, les éveille, leur ouvre les yeux, leur permet de comprendre et surtout, place en eux la force qui les rend actifs et créateurs. Il parla des mages, des prêtres qui sont les créateurs du monde beau, juste et vrai par leur alliance vivante et consciente avec les mondes sacrés, immortels, supérieurs, divins.

Il entra lui-même dans une activité intense, puissante et magique afin de devenir un serviteur engagé pour le royaume de Dieu sur la terre.

La parole de Jésus « Mon Père travaille et moi aussi, je travaille, un avec Lui » pouvait réellement s’appliquer à Zoroastre. Il était devenu un participant actif et volontaire à l’œuvre de Dieu.

À chaque fois qu’il s’éveillait dans son corps, le matin, il se reliait au soleil. Sa première activité était d’honorer le soleil et de s’associer à lui dans la subtilité de son être et la magie de la vie quotidienne.

Il voulait demeurer avec la belle lumière, associé à ce qui éclaire la vie, la rend intelligente, emplie de sens, d’âme, de féérie.

Il appelait l’intelligence, l’âme et la puissance du soleil pour que son être soit plus fort que l’inertie de la pierre et qu’il ait le pouvoir de poser le fondement de sa vie, de sa destinée dans l’hommage à ce qui est immortel et noble.

Finalement, il créa un cercle d’êtres puissants, clairs et déterminés autour de lui, car il avait compris ce qu’était la puissance de la vie et aussi qu’un être prisonnier de l’inertie, de la mauvaise passivité pouvait devenir une pierre pour l’autre, un être qui bloque et emprisonne.

Olivier Manitara :

« Ô saint Ange gardien de Dieu, cela est une belle mémoire, emplie de sagesse et de force de vie, mais quel est le rapport avec le culte du feu ? »

L’Ange gardien :

C’est une expérience intérieure universelle. Zoroastre était enfermé par le contact avec la dureté de la pierre. Il était plongé dans les ténèbres, l’isolement, le non-mouvement. Il comprit la force du soleil qui est dans la permanence de l’activité créatrice et qui rend tout vivant, intelligent et doué d’âme par sa vie, son intelligence et son âme. Il comprit ce qu’est l’homme animé par le soleil, ce qu’est un Fils du Soleil.

Le soleil, c’est le feu pur, immortel qui consume et recycle tout ce qui est imparfait.

Le feu, c’est ce qui est vrai. C’est ce qui est caché et aussi ce qui montre et se montre. Rien n’est semblable au feu. Rien ne peut se cacher et faire illusion devant le feu.

Si un homme paraît puissant extérieurement, mais qu’il est faible intérieurement, il est dans le mensonge et le feu ne viendra pas l’habiter, l’éclairer et l’animer. Il fait croire qu’il est libre, mais en fait, il est enfermé sous des tonnes de pierres, il ne peut plus bouger, il est dans les ténèbres, il est déjà mort.
Le feu est le hiéroglyphe de la vérité et de ce qui chasse l’obscurité, le mensonge, l’illusion dans l’homme.

Le feu, c’est toi face à toi. C’est toi devant la vérité, toi devant le monde divin.

Es-tu vrai ? Alors, le feu est Dieu Lui-même.
Es-tu faux ? Alors, c’est un simulacre de feu, un décor, car tu ne veux pas rencontrer le feu et la Lumière.

Zoroastre a compris le feu et le soleil et il n’y avait plus d’ombre, plus d’apparence, plus de séparation. Il était le soleil, impersonnel et pur, marchant sur la terre, agissant, bâtissant, parlant. Zoroastre était un avec le soleil, avec Dieu dans le soleil.

Pour Zoroastre, le soleil et le feu étaient la plus haute représentation de Dieu dans les mondes visibles. Ils étaient la perfection, l’intelligence, l’âme, la puissance créatrice, la vie.

Olivier Manitara :

« Saint Ange gardien de Dieu, qu’est-ce que Zoroastre a dit lorsqu’il a demandé aux mages d’allumer le feu, de le consacrer, de le sanctifier et de célébrer le culte ? »

L’Ange gardien :

Je t’ai transmis la quintessence de son initiation à travers la mémoire que j’ai fait revivre pour toi. Dans cette initiation sont contenues une grande clé et une compréhension parfaite. Il est beau de recevoir une belle histoire, mais il est encore plus riche de la vivre soi-même, de l’éprouver et d’en goûter la sagesse en se faisant un corps d’expérience vivante.

Bien souvent, les Dieux ont initié les hommes comme Zoroastre d’une façon spontanée et, par la suite, les sages ont transmis des initiations provoquées pour recréer l’évènement et transmettre le fruit de l’expérience. Ainsi est née la grande religion des mystères de Dieu parmi les hommes.

Bien des peuples ont cherché à reproduire cette expérience de l’enfermement pour engendrer l’éveil et la prise de conscience des forces subtiles qui agissent dans le caché de la vie des hommes.

Zoroastre a transmis le fruit vivant de son initiation comme un corps du soleil et du feu. Il disait qu’il fallait être nu devant le soleil, sans ombre, sans obscurité, sans ténèbres. Si l’homme était nu, il s’apercevait que c’est le soleil qui l’anime dans les mouvements de sa pensée, de son âme, de la force de son activité.

L’homme pouvait acquérir le corps du feu en rendant un culte à la flamme consacrée. Cette flamme protégeait la terre, le peuple, les troupeaux… et chassait tout ce qui est mauvais.

Le feu était la vie, le souffle, la pensée qui coulaient à l’intérieur des hommes.

Si le feu devenait conscient, vivant de l’activité des hommes, il les libérait du mauvais, les éclairait, les bénissait.

Allumer le feu sacré, l’entretenir, le nourrir de belles pensées, de paroles nobles et de bons souhaits, c’était la glorification de la vie divine sur la terre, c’était l’ouverture du chemin qui délivre des ténèbres, l’activité qui est en alliance avec ce qui est éternellement vrai et pur.

Celui qui se tient devant une telle flamme en respectant la discipline ne peut plus être dans l’illusion de lui-même, enfermé dans un monde coupé de tout, isolé, enténébré.

Allumer le feu, c’était glorifier la vie grande et vaste, universelle et libre, c’était appeler la puissance de la vie immortelle, éternelle et aussi s’associer à ce qui anime l’homme, le conduisant vers la présence ou l’absence du feu.

Voilà comment parlait Zoroastre alors qu’il enseignait les mages, les prêtres de la religion de Dieu.

Olivier Manitara :

« Saint Ange gardien de Dieu, je comprends que tout est vivant et je demande la protection des grands maîtres de la Nation Essénienne qui ont marché sur la terre pour glorifier Dieu comme le fit Zoroastre. »

L’Ange gardien :

Rappelle-toi l’animisme comme la science magique lorsque tu célèbres Dieu. Allumer une flamme, c’est appeler un monde, et sache qu’il y aura toujours un monde qui répond à l’appel et qui vient.

En chaque chose, il y a un œil qui te regarde, une oreille qui t’écoute et une force prête à te secourir ou à te faire chuter.

Rappelle-toi : tout est vivant et tout appartient à Dieu.

À chaque flamme allumée dans un rituel ou une célébration essénienne, ce sont des yeux qui te regardent, mais aussi une vision que tu reçois. Ce savoir, cette sensibilité, cette attitude doivent devenir vivants au sein de la Nation Essénienne. Le monde divin te regarde et tu dois savoir comment il te voit. Pour cela, tu dois t’approcher du feu et chercher le point de vue supérieur.

Dans chaque flamme, il y a un être, un messager, un envoyé, un gardien, un ouvrier du royaume du Père Michaël.

Cette conscience, cette attitude, ce comportement doivent être l’essence des prêtres et prêtresses qui entretiennent les flammes du culte de Dieu et de tous les cultes. C’est une base, une terre sainte sur laquelle la Nation Essénienne tout entière doit s’appuyer.

Chaque prêtre et chaque prêtresse doit s’entraîner à sentir la présence de la Présence.

L’attention doit être concentrée sur le feu, sur la flamme jusqu’à ce que ce feu qui est devant lui devienne un avec le feu qui est à l’intérieur de lui.

Cela doit être vivant, réel, palpable, évident, établi de façon à ce que celui qui te regarde à travers ce feu te renvoie à ta propre image qui est vivante dans ta flamme intérieure. C’est ce qui doit être fait, c’est ce qui doit être dit, c’est ce que tu es et ce que tu dois manifester. Tu as la bénédiction de Dieu pour accomplir cela.

Olivier Manitara :

« Saint Ange gardien de Dieu, souvent, j’ai cherché le dialogue avec le monde des hommes, mais de plus en plus, je m’éveille et je comprends la sagesse de mon Ange, qui m’a enseigné que plaire aux hommes est secondaire et que plaire à Dieu est essentiel ! »

L’Ange gardien :

Si tu apparais devant le monde divin, tous les mondes te verront, car ce n’est pas toi, ton être mortel qu’ils verront, mais la divinité immortelle qui est le Bien commun, la perfection.

Le feu vit en tous les êtres, car il est l’origine de la vie et de l’être.

Il peut être allumé ou éteint, c’est-à-dire qu’il produit une lumière ou non. La lumière peut être grande, petite ou inexistante. Alors, effectivement, rien ne pourra passer et être reçu, car pour recevoir, il faut avoir le minimum.

Sache que toutes celles et tous ceux qui ont maintenu la lumière de la flamme en eux percevront la lumière et la flamme que ton Ange a allumées, car c’est le monde divin qui te fera apparaître à eux. Alors, non seulement ils te verront, mais ils te reconnaîtront pour ce que tu es : l’envoyé de Dieu, le messager.

Alors, bien sûr que ton Ange est sage devant Dieu, car l’essentiel est que tu apparaisses devant le monde de Dieu et le reste se fera de lui-même.

Le maître Omraam Mikhaël Aïvanhov apparaît dans la flamme.

Olivier Manitara l’accueille avec des paroles de bienvenue et lui demande ce qu’il veut.

Omraam Mikhaël Aïvanhov :

Je veux participer à cette œuvre et offrir le fruit de mon expérience pour le respect de la flamme de Dieu et de l’école de l’Archange Michaël que j’ai servis toute ma vie avec amour.

Vois-tu, lors de ma pratique, longue de nombreuses années, ce dont je me suis aperçu, c’est que rares, très rares sont les êtres qui peuvent voir le feu. Même si le feu est devant toi, il est très difficile de le voir réellement. Chacun se voit lui-même, mais pas l’être du feu, qui est Dieu.

C’est ce qu’a voulu te dire l’Ange à travers la magnifique histoire de notre grand frère Zoroastre. Il a fallu que Zoroastre ne puisse plus voir la lumière pour comprendre qu’en fait, il ne l’avait jamais ni regardée ni vue. La prison de pierres n’a fait que lui révéler dans quel monde il vivait.

Moi-même, après avoir allumé le feu de l’Archange Michaël, bien souvent, je me disais que je ne le connaissais pas et je me posais avec force la question « Comment les hommes peuvent-ils voir le feu, communier et être un avec lui ? »

La conclusion de mon expérience et de ma pratique est que rares, très rares sont les êtres qui voient le feu parce qu’il ne vit que dans la pureté. Il est comme Dieu : il est caché et nul ne l’a jamais vu. Certains l’ont fait connaître, ils ont ouvert un chemin, mais ils sont rares.

Les hommes pensent qu’ils voient et comprennent, mais ils se font des idées. Celui qui comprend agit et réalise, fait apparaître, vit avec.
Le feu est la vérité au-dessus de tout. Il n’y a pas de mots ni d’explication. Il est un chemin qui conduit vers un état d’être. C’est pourquoi les anciens traçaient un chemin de fleurs qui conduisait vers l’espace sacré du feu.
Le feu est l’union, l’osmose, l’embrassement collectif, c’est-à-dire l’homme, la terre, les étoiles, le feu, les chants, la danse, les Anges et les mondes sacrés dans la communion, dans l’unité.

L’homme doit être libre, vide de son trop-plein du monde des hommes, vierge, pur, clair, sans attente, mais juste prêt à rencontrer celui qui est tout, qui se tient au centre et qui s’élève en s’embrasant vers les hauteurs.
Dans le feu, il n’y a plus rien qui rattache à la terre, mais tout s’élève vers le haut, vers l’immatériel, le subtil… C’est une élévation intégrale et, quelque part, le message est clair, car celui qui peut agir ainsi est dans la maîtrise de l’« en-bas », il est libre, détaché de ce qui est mortel, éphémère et qui chemine vers le recyclage.

Bien souvent, les hommes vont vers Dieu pour l’« en-bas », ce qu’ils veulent, c’est l’« en-bas ». Ils veulent pour eux, ils cherchent à se poser dans la mort, ne pas perdre la tête ou se connaître dans l’éphémère.

Alors, je te dis, mon ami, ne t’inquiète pas des hommes, car ils ne voient pas le feu. Au mieux, ils voient le maître, celui qui parle et qui agit.

Toi qui es dans l’alliance de Dieu, ouvre-leur un chemin vers les hauteurs et sache que si un seul Essénien peut comprendre et se mettre à danser avec le feu, s’embraser et s’élever avec lui vers les hauteurs de l’esprit, alors c’est la victoire.

Rares sont les êtres qui auront cette force de marcher avec toi sur ce chemin, et pour les autres, ils ont juste besoin d’être accompagnés, d’être protégés, d’avoir un espoir dans leur vie, une direction, un chemin. Alors, tu peux les préparer à travers l’être du feu, tu peux les diriger, les protéger et les bénir.

Mais, rappelle-toi, ce n’est que dans la pureté et l’immortalité que le feu s’unit à l’homme.

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